Jus d’Olive

Jus d’olive…

L’huile d’olive est un pur jus de fruit, obtenu le plus naturellement du monde, si l’on admet que « naturel » veut dire « sans procédé chimique » – sujet qui mériterait discussion mais ce sera pour une autre fois.

Aujourd’hui, je voudrais juste vous orienter, chers lecteurs… Attendez, lecteurs, lectrices, comment écrit-on cela en écriture inclusive, peste grammaticale s’il en fut ? che.è.r.e lect.eur.rice ? quelque chose comme ça ? Et si on laissait tomber cette absurdité qui gagne du terrain dans tous les journaux? (Et pourquoi, d’ailleurs, hein, je vous le demande, absurdité est-il du genre féminin? N’est-ce pas un autre effet du machisme lexical?). Françaises, Français, Belges, Belges, comme disait le cher Desproges… Bref.

Reprenons. Je voudrais vous orienter, donc, vers un site Internet qui s’appelle, justement, « Jus d’Olive ». En voici l’adresse qui figure également dans la rubrique « Liens » de ce blog.

« Jus d’Olive » a publié en particulier, ces dernières semaines, une vidéo sur l’AOC « Provence », qui s’étend essentiellement sur les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les Alpes-de-Haute-Provence et le Var. J’apprécie tout particulièrement, maniaque de Giono que je suis, la mention de Manosque et du Mont d’Or, avec les belles images que ce pays appelle naturellement. Cette appellation porte sur 10 000 hectares d’oliviers, cultivés par 5000 oléiculteurs, produisant 2500 tonnes annuelles. Soit deux tonnes par oléiculteur. (L’auteur de ce blog se satisfait d’une centaine de litres… Sachant que l’huile est plus légère que l’eau, calculez, etc).

Le mois dernier, l’animatrice de Jus d’Olive, Cécile Le Galliard, a animé une masterclass de dégustation à l’Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, justement.

Isle 2Les ramifications de la Sorgue qui parcourent la petite ville et en faisaient tourner autrefois les nombreux moulins (à huile bien entendu), sont autant de chemins de marbre, lisses, limpides et d’une fraîcheur vive, dont la surface est d’huile malgré un courant marqué. On se prend à rêver que ces canaux soient d’huile tout entiers, comme le flux jaune-vert qui s’échappe du pressoir. La chair des canards qui y vivent s’agrémenterait de quelques matières grasses insaturées. Un arôme d’herbes fraîchement coupées, de pomme verte et d’artichaut flotterait sur la ville, car comme chacun sait, l’huile d’olive ne sent pas seulement l’olive, elle sent tout cela et bien d’autres parfums encore.

L’Isle-sur-la-Sorgue n’est pas seulement le paradis de l’eau pure et des masterclass d’oléologie : c’est aussi, après Saint-Ouen et Londres, le troisième centre d’antiquités d’Europe.  


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